France_inter:telephone sonne : Fiabilité des sondages

Radio France Inter : Emission  « Telephone sonne »

lundi 14 février 2011,  19h20

Questions sur la transparence et la fiabilité des sondages politiques…

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/letelephonesonne/index.php?id=101201

http://sites.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=4170&BD=14022011

http://sites.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=4170&BD=14022011

Les sondages fleurissent déjà pour l’élection présidentielle de 2012. Peut-on ainsi parler « d’intentions de vote » 16 mois avant le scrutin sans même con- naître les noms des candidats définitifs ? Le Sénat examine aujourd’hui une proposition de loi prévoyant que les citoyens aient accès aux marges d’erreur des sondages, aux taux de non-réponses et aux méthodes de « redressement »

Invités :

– Jean-Pierre Sueur, Sénateur socialiste du Loiret

– Hughes Portelli, Sénateur UMP du Val d’Oise

(auteurs tous deux d’un Rapport sur les sondages publié l’automne dernier)

– Edouard Lecerf, Directeur Général de TNS-Sofrès

– Yannick Carriou, Directeur Général d’IPSOS

par téléphone Stéphane Rozès, président de Cap Conseil Analyse et Perspectives, enseignant à HEC et Sciences Po

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France Inter, Service Public, Les livres numériques : pourquoi vous n’y échapperez pas

2011 Fev 10 Je
lundi 7 février 2011
Les livres numériques : pourquoi vous n’y échapperez pas
.

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/servicepublic/index.php?id=100918

http://sites.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=10765&BD=07022011

lundi 7 février 2011
Les livres numériques : pourquoi vous n’y échapperez pas…

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invités

Philippe Moati
directeur de recherche au Credoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), Professeur d’économie à l’Université Paris-Diderot

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Matthieu de Montchalin
(librairie L’Armitière, Rouen), vice-président du Syndicat de la librairie française

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Ronald Blunden
directeur de la communication des Editions Hachette

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programmation musicale
> Abd Al Malik / Wallen : Mon amour
> Agnès Obel : Riverside
Le reportage
Une grosse partie du travail des libraires ne consiste pas à lire des livres pour les conseiller à leurs clients… mais à recevoir des commerciaux ! J’ai rencontré une ancienne représentante de maison d’édition. Appelons-la Véronique, elle préfère rester anonyme. Elle n’est plus représentante depuis quelques mois, ce qui lui permet de parler librement de ce métier mal connu. Son job : faire le tour des librairies de son secteur et placer ses livres. Et les techniques commerciales n’ont parfois rien à envier à celles de la grande distribution. Véronique travaillait pour une douzaine d’éditeurs différents. Nous sommes allées ensemble à la librairie l’Imagigraphe, dans le 11ème arrondissement de Paris. La patronne, Isabelle Leclerc, reçoit quatre à cinq représentants par jour, tous les jours.

Dorothée Barba

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La chronique
Le marché du livre à l’heure de la numérisation

Comparé aux marchés de la musique, de la vidéo ou à celui de la presse, le marché du livre se porte plutôt bien. Le livre, il est vrai, est peu piraté sur Internet. Il n’y cependant pas de quoi pavoiser : la croissance est molle, ses ressorts de long terme fatigués et, surtout, l’arrivée du numérique plante un gigantesque point d’interrogation sur le futur du marché et la manière dont il est organisé.

Un marché qui se maintient malgré une dynamique de lecture inquiétante

Si les sources sont contradictoires dans le détail, elles s’accordent sur l’image d’un marché dont le taux de croissance flirte chaque année avec le 0, avec une variabilité sans lien direct avec la conjoncture macroéconomique. Cette stabilité tendancielle contraste avec l’augmentation continue du nombre de titres mis sur le marché (620 000 références en vente en 2009, en hausse de 45 % par rapport à 2004). Ce dynamisme éditorial contribue probablement à la stimulation de la demande ; il témoigne aussi de l’abaissement du seuil de rentabilité avec l’introduction du numérique dans la production du livre, qui encourage les éditeurs à multiplier les lancements dans l’espoir de réussir à entrer dans la liste convoitée des best-sellers. A la clé, une diminution tendancielle du tirage moyen et un encombrement des tables des libraires (et du bureau des critiques…) qui réduit la durée de vie commerciale des titres.

Et puis, si le marché se maintient, le poids des achats de livres dans le budget des ménages s’inscrit dans une tendance à la baisse depuis le début des années 1970, qui s’accélère depuis quelques années. Il est vrai que la mise en place progressive de la gratuité des manuels scolaires dans les lycées à partir de 2001 a contribué au mouvement, de même que l’augmentation du poids des livres de poche dans la structure des ventes. Plus inquiétant, les enquêtes du ministère de la Culture sur les pratiques culturelles des Français ont mis en évidence un recul du nombre des forts et moyens lecteurs depuis les années 1980. Désormais, 53 % des Français admettent lire peu ou pas du tout. Le recul de la lecture s’observe dans toutes les tranches d’âge, mais il est particulièrement marqué chez les plus jeunes. Autrement dit, les jeunes d’aujourd’hui lisent moins que leurs aînés au même âge. La clientèle a donc tendance à vieillir. Et quand on sait de surcroît que, passé la cinquantaine, les achats de livres déclinent avec l’âge, on comprend que la démographie est doublement défavorable au marché du livre.

Un réseau de libraires qui s’étiole

Le marché du livre se distingue également de la plupart des autres marchés de produits culturels par la structure de sa distribution. Alors que les disquaires ont pour ainsi dire disparu, les librairies réalisent encore à peu près un quart des ventes de livres (y compris les maisons de la presse et les librairies-papeteries). Cette spécificité de la distribution du livre doit beaucoup, bien sûr, à la loi sur le prix unique du livre (loi Lang de 1981), dont l’objectif était précisément de maintenir un réseau dense de librairies en les protégeant des effets d’une concurrence par les prix. Ce soutien réglementaire – régulièrement remis en question – est justifié par le rôle que les libraires jouent dans la promotion de la création littéraire et de la diversité culturelle.

Pour autant, la situation des libraires est préoccupante. Depuis une douzaine d’années, leur part de marché recule régulièrement (elle était de 33 % en 1994). Elles ont à faire face à la concurrence des grandes surfaces spécialisées dans le commerce de biens culturels (22% du marché). Ce format de vente a connu un développement très important au cours de la dernière décennie, au travers de l’expansion du réseau des enseignes leaders (la Fnac et Virgin), mais aussi par le développement de réseaux plus jeunes implantés en périphérie, en particulier Cultura et les « Centre culturels » Leclerc. Les libraires doivent également affronter la concurrence des grandes surfaces alimentaires qui représentent près de 20 % du marché. Pour les hypers, la loi sur le prix unique rend la vente de livre particulièrement rentable… Leur offre, souvent concentrée sur les « meilleures ventes », touche un large public. Face à la crise du marché de la musique et de celui de la vidéo, grandes surfaces spécialisées et hypermarchés ont eu tendance à réallouer leurs surfaces de vente au profit du livre (mais aussi du jeu vidéo), renforçant la pression sur les libraires. Le plus souvent implantés en centre-ville, ceux-ci souffrent de la montée des coûts de l’immobilier commercial qui, combinée à des frais de personnel importants, étrangle la rentabilité des entreprises. Celle-ci, qui a eu tendance à se dégrader au cours des dernières années, atteint souvent des niveaux alarmants. Les libraires affrontent donc les défis de la numérisation en état de faiblesse.

Le e-commerce, la première vague de la révolution numérique

Comme tous les secteurs du commerce, la distribution du livre a été affectée par la naissance du e-commerce. Les produits culturels ont d’ailleurs été parmi les premiers produits vendus en ligne. Malgré la loi sur le prix unique, qui a empêché l’apparition de « cyberdiscounters », le e-commerce s’est emparé en une quinzaine d’années de près de 10 % du marché du livre, pris pour une large part sur les librairies.

Les vendeurs de livres du monde physique se sont rapidement portés sur ce nouveau canal de vente. La Fnac, Cultura, Carrefour… vendent des livres en ligne. Les librairies ne sont pas en reste : Joseph Gibert, Le Furet du Nord, Decitre, Sauramps… ont leur site de e-commerce, mais aussi beaucoup de petites librairies qui s’appuient pour cela sur les services de prestataires ou qui se regroupent pour mutualiser des moyens (comme les 8 libraires réunis autour du groupement Librest en région parisienne). Très prochainement ouvrira le site 1001librairie.com, créé à l’initiative du Syndicat de la librairie française avec le concours du Centre national du livre ; il offrira une plateforme commune aux libraires indépendants

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5 derniers commentaires / 228
> de brigitte
> 07/02/2011 11h01
Pas plus tard qu’hier, j’ai reçu en cadeau, à l’occasion de mon anniversaire, un « livre-papier ». Et cela me ravit. D’ailleurs, je dis que si l’on veut me faire vraiment plaisir, on m’offre un livre!

> de pom4
> 07/02/2011 10h58
…La lecture électronique et dématérialisée ne nous aménera t-elle pas a terme a remiser le livre papier dans un musée? et l’impression du caressage d’un tronc d’arbre vivant a l’ecorce finement fibreuse et rugueuse a la sensation d’un culture hors -sol?
Nous sommes tenus au respect de nos racines et des siennes- cycle de la transformation du Vivant qui nous oblige a sa préservation.

Dicton chinois  » La poésie a pour racines le coeur humain et pour feuilles des millers de paroles »

> de Yves
> 07/02/2011 10h58
Je propose l’installation de diffuseurs d’odeurs de papier sur les e-book pour les fans du contact olfactif avec le bouquin, et des options revêtements en velin pour ceux qui aiment le toucher :p

> de Artémus
> 07/02/2011 10h57
Dans une famille il peut y avoir 5 personnes aimant lire. S’il y a UN livre numérique pour tous, à QUOI ça sert d’y inclure des centaines d’oeuvres si deux personnes ne peuvent même pas lire en même temps. UN LIVRE NUMERIQUE, C’EST COMME UNE BIBLIOTHEQUE PUBLIQUE AVEC UN SEUL LECTEUR A LA FOIS. C’est idiot.

> de Brodeck
> 07/02/2011 10h54
L’argument écologique et celui du gain de place sont vraiment agaçants!
Que ferez-vous de votre vide ainsi créé? Dans votre petit appart propret et sans âme.
Le tout numérique, l’avancée technologique comme garants du bonheur, tout ça ne fonctionne pas il me semble non?
Tout doit être lisse, clean, ni trop lourd, ni trop encombrant. Les personnes qui parlent de la sensualité des pages, de leur parfum, passent pour des dinosaures, des êtres curieux mi-animaux mi-humains, rétrogrades et pourtant vous ne m’en voudrez pas de trouver toutes ces personnes extrêmement sympathiques?

Les propos publiés ici n’engagent que leurs auteurs.

France Inter,Pour une révolution fiscale

2011 Fev 10 Je
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/sept-neuf/

Thomas Piketty, Camille Landais et Emmanuel Saez

Pour une révolution fiscale

photoLivre

La fiscalité française est asphyxiée par sa complexité, son manque de transparence et l’accumulation de privilèges pour une minorité de contribuables ultra-riches. Mais on en reste trop souvent, en la matière, à des énoncés aussi vagues que stériles. Ce livre innove en proposant une critique d’ensemble du système fiscal français. Il démontre scientifiquement, pour la première fois, le caractère régressif de l’impôt dans notre pays (ce qui signifie que, tous prélèvements confondus, les taux d’imposition sont plus élevés pour les ménages les plus modestes et s’abaissent pour les plus riches). Pour cette raison, il fera date. Mais cette analyse au scalpel ne se contente pas de mettre au jour l’injustice du système. Elle plaide pour une révolution fiscale, chiffrée et opérationnelle, fondée sur trois principes : équité, progressivité réelle, démocratie. Ce livre contribue de manière décisive à l’édification d’une nouvelle critique sociale et se pose au centre du débat politique pour les années à venir.
Pour la première fois dans le monde, un site Internet permet à chacun d’évaluer les propositions des auteurs et de concevoir une réforme alternative : http://www.revolution-fiscale.fr.
-Présentation de l’éditeur-
éditeur : La République des idées/Seuil 

parution : 20/01/2011

http://www.dailymotion.com/swf/video/xgyx39?additionalInfos=0
Thomas Piketty
envoyé par franceinter. – Regardez les dernières vidéos d’actu.

éditeur : La République des idées/Seuil
parution : 20/01/2011

 

http://www.dailymotion.com/swf/video/xgyx39?additionalInfos=0
Thomas Piketty
envoyé par franceinter. – Regardez les dernières vidéos d’actu.

http://www.dailymotion.com/swf/video/xgyx39
Thomas Piketty
envoyé par franceinter. – L'info internationale vidéo.

M6, CAPITAL, Quand votre vie privée vaut de l’or

6 Fevrier 2011

M6, CAPITAL

Quand votre vie privée vaut de l’or

http://www.m6replay.fr/#/info/capital/22898