France Inter Comme on nous parle Les libraires face au numérique

par Pascale Clark
du lundi au vendredi de 9h10 à 9h45

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jeudi 26 mai 2011

Les libraires face au numérique

Le reportage de Raphaëlle Mantoux

Le livre et le G8 du numérique.

http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/comme-on-nous-parle/index.php?id=105330

9 commentaires :

Mariejegaden
26/05/2011 9h27

Jeune libraire passionnée de 25 ans, je suis très étonnée d’entendre votre invité du jour parler de problème de génération!
Je travaille dans une grande librairie parisienne, les 20 libraires ont moins de 35 ans, et nous sommes tous très heureux de travailler comme libraire. La librairie marche très bien.
Peut être que votre invité a un problème de quartier, de clientèle de passage… Mais je ne crois pas du tout que notre génération ne lit pas.
Cet argument tellement facile m’énerve pour être exacte. La librairie doit s’inscrire dans les temps modernes.
Merci de m’avoir lu
Marie

Laurent
26/05/2011 9h28

Le numérique n’est pas une fatalité pour la lecture. Je redécouvre avec plaisir les grands classiques de la littérature française en livres numériques sur mon iPad. Il ne tient qu’aux libraires de s’adapter…

Annabelle
26/05/2011 9h30

Courage, fuyons ? … Mais ne désespérons pas !! Mon minot de 7 ans se passionne en ce moment pour Vingt mille lieues sous les mers et dévaliserait volontiers les petites librairies du quartier…

Jean-Joseph Carré
26/05/2011 9h30

Bonjour,

En écoutant l’émission j’ai eu envie de mettre mon commentaire sur mes pratiques culturelles :
Je passe énormément de mon temps sur internet (réseaux sociaux, blogs, journaux en ligne) je regarde des kilos de séries TV et de films ce qui ne m’empêche pas de lire plus de 10 livres par mois ainsi qu’autant de bandes dessinées (mais non ce n’est pas des livres, voyons)

Merci Pascale Clark

camille
26/05/2011 9h32

Quel ramassis de clichés entend-on ce matin…
J’ai 21ans, je lis (des livres, oui, des vrais qui sentent et tout) un livre par semaine environ. Je suis étudiante, en mathématiques. Et ce ne sont pas des bouquins de maths qui s’échangent régulièrement dans nos amphi. Je parle de mes lectures avec mes amis de mon âge, j’adore passer mes heures perdues chez Ombres Blanches, comme dans les petites librairies. Qui apparaissent de plus en plus dans mon quartier.
De plus, par exemple pour la SF, j’achète des livres (d’occasion) sur internet dans une « librairie virtuelle », Libris. Et je ne suis pas une exception…

chloë
26/05/2011 9h32

Votre témoignage de libraire est touchant.
Mais je me demande tout de même si l’on peut généraliser comme ça…
« les 25 – 35 ans » ça veut dire quoi ?
J’ai 26 ans , j’ai un I phone ET je lis des livres.. Mieux : je ne pense pas être la seule, j’en suis même sûre.

(par ailleurs le fait d’avoir honte de lire un livre quelle que soit votre expérience de père, ne peut pas non plus être monté en phénomène générationnel…je crois.)
Cordialement.

Anne Gaudibert
26/05/2011 9h35

Bonjour,
J’écoute votre émission et je voudrais vous dire qu’il ne faut pas baisser les bras car il y a encore des gens qui entrent dans les librairies et qui aiment lire et qui sont passionnés par les livres.
Mais il est vrai que tout commence à l’école et j’ai eu, il y a quelques 25 ans, une conversation avec une institutrice qui me disait : »De toute manière, l’orthographe va disparaître de nos programmmes et on n’aura plus à l’enseigner car on va vers un monde signes ». Inutile de vous dire qu’elle avait, elle-même, des hésitations…, sans doute des trous de mémoire!!
La lecture s’apprend et s’apprécie quand on est petit : apprenons à lire et à écrire à nos enfants et gardons nos libraires et nos librairies : on en aura de plus en besoin!!
Courage et merci!

Florence Kra
26/05/2011 9h37

Bonjour,
je fais partie des grosses lectrices:indispensable chaque soir, le midi pendant ma pause repas. Je suis tjrs attirée par les gros livres, les sagas en plrs tomes, et n’arrive pas à lire de nouvelles, trop courtes!!
J’ai 41 ans,quasiment déjà une génération à mettre sous cloche!
et j’espère que mon appétit de lecrice va durer encore longtemps… même si je vis dans une ville où il n’y a qu’une petite librairie pas toujours très bien fournie. Je ne sais pas passer devant une librairie sans y rentrer et ressortir avec au moins un livre (de poche, budget restreint oblige)
Florence

eddy
26/05/2011 9h38

déjà tout les dicos, les manuel et guides je l’ai prends qu’en version numérique pour iphone. C’est bien plus pratique moins lourds en voyage. Maintenant pour les livres de poche je pense faire pareil.

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France info : Le FMI : pompier ou incendiaire ?

Le FMI : pompier ou incendiaire ?

Jean Leymarie – 13:26

A quoi sert le Fonds monétaire international ? Certains observateurs le critiquent et le voient comme un parangon de la dérégulation financière. D’autres, au contraire, saluent son efficacité. C’est le thème du débat organisé aujourd’hui dans le Zoom de France Info.

Le Fonds monétaire international est au cœur de l’actualité en ce moment : affaire DSK, candidature de Christine Lagarde à la tête de l’institution, crise grecque, etc.

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Le FMI : pompier ou incendiaire ?

Jean Leymarie – 13:26

A quoi sert le Fonds monétaire international ? Certains observateurs le critiquent et le voient comme un parangon de la dérégulation financière. D’autres, au contraire, saluent son efficacité. C’est le thème du débat organisé aujourd’hui dans le Zoom de France Info.

Le Fonds monétaire international est au cœur de l’actualité en ce moment : affaire DSK, candidature de Christine Lagarde à la tête de l’institution, crise grecque, etc.

Deux économistes étaient invités ce matin dans le Zoom de France pour mieux comprendre les missions du FMI : Thomas Coutrot, co-président d’Attac et Jean-Marc Daniel, professeur d’économie à l’ESCP (Ecole supérieure de commerce de Paris)

Thomas Coutrot et Jean-Marc Daniel débattent du FMI  (10’28 »)

Rappel historique : Le FMI a été créé en 1944

  


Rappel historique : Le FMI a été créé en 1944 à la conférence de Bretton Woods. Au départ, il avait pour objectif de garantir la stabilité du système monétaire international. Mais sa mission a changé en 1971 avec la fin de la parité or / dollar et donc la disparition du système de change fixe. Son but est désormais en priorité de soutenir les pays trop endettés et de gérer les crises financières. Et pour cela, il accorde des prêts à long terme mais, en échange, les pays aidés doivent engager des réformes pour assainir leur situation financière.

- Pour Thomas Coutrot : le FMI a « trahi sa mission » . Il a aggravé l’instabilité économique et financière mondiale. Il « devrait jouer un rôle indispensable : assurer la coordination des politiques économiques, monétaires et financières au niveau international pour éviter l’accumulation des déséquilibres et de l’instabilité. En réalité, il a fait le contraire depuis la fin des années 70 : il a été à la pointe de la dérégulation et de la libéralisation des marchés financiers en imposant aux pays qui demandaient son aide d’ouvrir leurs frontières aux grands vents de la mondialisation financière ».

- Pour Jean-Marc Daniel : le FMI a, au contraire, « rempli sa mission » qui est « d’apporter une trésorerie a des pays qui manquent de devises et qui importent plus qu’ils n’exportent ». « Le FMI, c’est un pompier. Ce n’est pas lui qui déclenche l’incendie. L’incendie c’est la politique économique menée par les pays qui vont le chercher. Ce n’est pas non plus une force d’invasion. Il intervient parce qu’on vient le chercher. » Et s’il dérégule, c’est « parce que les politiques de régulation et de contrôles sont généralement inefficaces ».

- Exemples concrets d’interventions du FMI Thomas Coutrot cite la politique d’ajustement structurelle menée dans les années 90 et 2000, notamment en Argentine. Le FMI a, selon l’économiste d’Attac, « imposé une politique absurde pour établir une parité fixe de change entre le peso argentin et le dollar. Et cette politique a mené l’Argentine à la faillite ». On est aujourd’hui dans le même type de situation avec la Grèce, estime Thomas Coutrot. Le FMI « oblige les pays à mener une politique de rigueur et d’austérité budgétaire insensée alors qu’il faudrait au contraire lâcher du lest pour leur permettre de restructurer leur dette publique ». Réponse de Jean-Marc Daniel : « l’Argentine dégage maintenant des excédents grâce à la politique d’ajustements structurels imposée par le FMI ». Et il rappelle aussi que, lorsque Dominique Strauss-Kahn est arrivé à la tête du FMI en 2007, « les problèmes avaient été résolus. Il n’y avait plus que deux pays qui devaient de l’argent au FMI : l’Indonésie et la Turquie » qui ont depuis remboursé leur dette. « Le FMI avait tellement bien réussi qu’il ne servait plus à rien. »

Qui décide de la politique menée par le FMI ? L’institution regroupe 187 pays répartis en trois blocs : les Etats-Unis, l’Europe et l’Asie. C’est une décision collective, explique Jean-Marc Daniel. Mais Thomas Coutrot rappelle que Washington possède une minorité de blocage. « Ce sont les Etats-Unis qui tirent les ficelles, c’est le Trésor américain qui a décide en dernière instance ».



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